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De nombreux secteurs d'activités accompagnés

Notre clientèle est celle d'un avocat généraliste de l’accompagnement des petites et moyennes structures…
 

Nos missions et prestations

 

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Cabinet d'Avocat à Lyon

Maître Pascal Remillieux

07 89 99 66 35

Cabinet d’avocat individuel et indépendant, nous plaçons au cœur de notre méthodologie une approche pluridisciplinaire des projets et problématiques objets de nos prestations.

C’est pourquoi ponctuellement nous faisons appel, en accord avec nos clients, aux services d’autres professionnels avec qui nous avons l’habitude de travailler (consultants, notaire, expert-comptable…) pour mener à bien nos missions.


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Le droit au service de votre projet

Fort de l’originalité de notre parcours professionnel et notamment de l’expérience de la direction d’association et d’entreprise dans des secteurs d’activité en pleine mutation, au cœur notamment de la révolution numérique, nous n’envisageons pas nos missions comme celles, parfois regrettée, du « juriste qui non » !

Bien au contraire, tout en sécurisant vos projets avec la prudence de rigueur de l’avocat, en intégrant à nos analyses les problématiques financières, marketing, de communication, de gestion de projet ou encore de gestion des ressources humaines, nous abordons nos missions comme celles d’un partenaire accompagnant au mieux votre projet en cherchant des solutions, y compris nouvelles ou innovantes, adaptées à votre situation.
 

Votre projet    Notre accompagnement


Maître Remillieux, Avocat à Lyon

Votre Avocat vous reçoit sur rendez-vous

Du lundi au vendredi de 9h00 à 19h00

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Toque n°1221

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L’usufruitier qui abuse de son droit peut le perdre de manière absolue

Au décès d’un homme, sa veuve recueille l’usufruit de tous les biens de la succession. Deux enfants du défunt reprochent à leur belle-mère notamment un défaut d’entretien d’un immeuble successoral. La cour d’appel les suit et prononce l’extinction de l’usufruit sur ce bien. La veuve se pourvoit invoquant une motivation insuffisante.

En vain. Sur le fondement de l’article 618 du Code civil, la Cour de cassation rappelle d’abord, d’une part, que l’usufruit peut aussi cesser par l’abus que l’usufruitier fait de sa jouissance, soit en commettant des dégradations sur le fonds, soit en le laissant dépérir faute d’entretien, et, d’autre part, que les juges peuvent, suivant la gravité des circonstances, prononcer l’extinction absolue de l’usufruit ou ordonner la restitution de la jouissance du bien au propriétaire à charge, pour lui, de payer annuellement à l’usufruitier, ou à ses ayants cause, une somme déterminée, jusqu’à l’instant où l’usufruit aurait dû cesser.

Ensuite, elle s’en remet à l’appréciation souveraine de la cour d’appel. Celle-ci a retenu que la carence totale et ancienne de la veuve dans l’exercice de son usufruit était à l’origine de la dégradation manifeste de l’immeuble imposant la réalisation de travaux lourds et onéreux avant toute entrée dans les lieux. Elle en a déduit que la gravité de la faute commise devait être sanctionnée par l’extinction absolue de l’usufruit.

 

À noter

L’abus de jouissance est une des causes d’extinction de l’usufruit. À ce titre, l’article 618 du Code civil donne deux exemples – dégradations sur le fonds ou défaut d’entretien conduisant au dépérissement du bien) –, qui ne sont nullement limitatifs. De manière plus générale, tout acte de l’usufruitier de nature à compromettre la conservation et la restitution de la chose peut être considéré comme un abus de jouissance (par exemple Cass. 3e civ. 4‑6‑1975 n° 74‑10.777, à propos de la conclusion d’un bail commercial sur des lieux destinés à un autre usage). En la matière, l’appréciation des juges du fond est souveraine.

Il en va de même pour l’évaluation de la sanction. En fonction de la gravité de la faute, les juges peuvent décider d’une extinction totale ou partielle ou encore de la restitution du bien au (nu-) propriétaire contre versement annuel d’une certaine somme à l’usufruitier, jusqu’au jour où l’usufruit aurait dû s’éteindre. Les juges peuvent aussi choisir de maintenir l’usufruit mais avec des garanties pour le nu-propriétaire, une caution notamment.

 

Cass. 1e civ. 2‑10‑2024 n° 22‑15.701

© Lefebvre Dalloz

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